Histoire de l'Université Omar Bongo

L’Université Nationale du Gabon (UNG), aujourd’hui Université Omar BONGO (UOB), est le plus ancien établissement d’enseignement supérieur du Gabon. Elle fut créée en juillet 1970, à la suite de l’éclatement de la Fondation pour l’Enseignement Supérieur  en Afrique Centrale (FESAC) qui, elle-même, avait été créée en 1961 avec le soutien de la France, pour répondre aux besoins de formation en cadres supérieurs des Etats nouvellement indépendants de l’ancienne Afrique Equatoriale Française (AEF).

Avec 225 étudiants à l’origine, elle comprenait quatre (3) établissements d’enseignement supérieur dénommés « Centre d’Enseignement Supérieur », à savoir :

  • Le Centre d’Enseignement Supérieur  des Lettres et Sciences Humaines ;
  • Le Centre d’Enseignement Supérieur  de Droit et des Sciences Economiques ;
  • Le Centre d’Enseignement Supérieur  des Sciences.

C’est en 1971 que s’ouvre l’Ecole Nationale Supérieure d’Ingénieurs de Libreville (ENSIL), en remplacement de l’Institut Universitaire de Technologie (IUT) d’Afrique centrale, ancien établissement de la FESAC, autrefois installé sur le site actuel de l’UOB.

Dans la foulée, une deuxième grande école, l’Institut National des Sciences de Gestion (INSG) va ouvrir ses portes en 1973.

Vers le milieu des années 1970, l’UNG peut être qualifiée d’établissement d’enseignement supérieur majeur. A cette époque, l’appellation de Faculté a déjà remplacé celle de Centre d’Enseignement Supérieur, à l’exception du Centre Universitaire des Sciences de la Santé (CUSS) qui ne deviendra Faculté de Médecine et des Sciences de la Santé (FMSS) qu’en 1978. En cette même année,  l’Université Nationale du Gabon (UNG) est rebaptisée Université Omar BONGO. Dès lors, celle-ci ne cessera de  s’agrandir du fait de la création de nouvelles unités parmi lesquelles, l’Ecole Normale Supérieure (ENS),  l’Ecole Normale Supérieure de l’Enseignement Technique (ENSET),  la Maternité Joséphine Bongo (MJB), l’Ecole Nationale Supérieure de Secrétariat (ENSS) qui s’appelle aujourd’hui Institut Universitaire des Sciences de l’Organisation (IUSSO).

En 1986, l’UOB connaît un premier démembrement avec la création, à Franceville, de l’Université des Sciences et Techniques de Masuku (USTM), qui va regrouper la Faculté des Sciences et l’ENSIL, muée en Ecole Polytechnique.

Un second démembrement a lieu en 2002 et augure d’une nouvelle restructuration. Les grandes écoles accèdent à l’autonomie et la Faculté de Médecine et des Sciences de la Santé (FMSS) devient une université à part entière, à savoir l’Université des Sciences de la Santé d’Owendo (USS).

A partir de cette date, l’UOB devient une université à orientation Sciences Humaines et Sociales, qui ne dispose plus que de deux établissements : la Faculté des Lettres et Sciences Humaines (FLSH) et la Faculté de Droit et des Sciences Economiques (FDSE).

En 2003, les services d’appui à son fonctionnement social accèdent à leur pleine autonomie : le Centre National des Œuvres Universitaires (CNOU) et le Centre des Œuvres Universitaires (COU-UOB) ne dépendent plus de l’autorité administrative du Recteur.

Malgré son démembrement, l’Université Omar Bongo a continué à jouer un rôle important, y compris au niveau sous-régional. Son Recteur a été désigné Interlocuteur du Secrétariat Exécutif de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) auprès de la Cellule Technique Licence Master Doctorat (LMD)-CEMAC, par la Conférence des Recteurs des Universités et des Responsables des Organismes de Recherche (CRUROR/AC), chargée par les Chefs d’Etat de la CEMAC, réunis à Libreville en février 2005, du suivi de la Construction de l’Espace CEMAC de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et la Formation Professionnelle, selon le modèle LMD[1]. Celui-ci est en vigueur à l’Université Omar Bongo depuis la rentrée académique 2006-2007.

Pour continuer à jouer son rôle et répondre aux attentes de la nouvelle politique de l’Education du Gouvernement, l’UOB a besoin de mieux se porter, de soigner son image dans un espace national d’enseignement supérieur de plus en plus compétitif en raison de la montée en puissance des établissements d’enseignement supérieur privé. D’où l’intérêt des évaluations auxquelles elle s’est soumise, sous la conduite des experts de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), en mars et avril 2010, puis de ceux de l’Association des Universités Européennes (AUE) et de l’Association des Universités Africaines (AUA), en octobre et février 2012, dans le cadre du projet Africa Quality Connect. C’est ainsi que le Conseil d’Université du 13 mars 2015 a consacré son redéploiement en quatre (4) Facultés, deux (2) Instituts et un Centre de formation permanente, afin de lui permettre de mieux s’adapter au nouvel espace mondial d’enseignement supérieur, actuellement construit dans un esprit de compétition[2].

 

[1] Dans le monde anglo-saxon, il s’agit de l’architecture Bachelor, Master, Ph.D.

[2] Néologisme actuellement employé dans la stratégie d’entreprise qui signifie coopération et compétition simultanée.